« Je suis né dans les années soixante. Les fabuleuses années soixante. Tout le monde voulait naître dans les années soixante, malheureusement il y en a qui sont nés avant. »
Nicola se souvient de son enfance, alors qu’il vient tout juste de mourir, après trente-cinq années d’internement dans un hôpital d’aliénés.
Explorant l’univers tragi-comique des asiles de fous, La Brebis galeuse s’attaque sans pitié à la société de consommation. Dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, Ascanio Celestini s’érige ainsi, avec humour et poésie, contre un monde où tout s’achète.
Traduit de l’italien par Olivier Favier • Ouvrage traduit à l’initiative et avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre de la Traduction théâtrale, Montpellier • Ouvrage traduit avec le concours du ministère des Affaires étrangères italien
« Ascanio Celestini a la bouche dorée et son souffle transforme le sordide, l’horrible, le trivial, en feu d’artifice. Il mêle parlers populaires, slogans publicitaires, poésie pure, analyses doctes, pertinentes, anecdotes, faits historiques ré- ou désinterprétés, zigzague à travers les temps et crée une fable-farce d’aujourd’hui, riche, ironique, décalée. Une vraie critique sociale. À l’instar du yaourt Müller, il sait faire l’amour avec le goût. Du plus mauvais, il en rend le meilleur. Fabuleux ! » Dominique Aussenac, Le Matricule des Anges
« Celestini raconte l’horreur de l’asile, par le biais d’un personnage, Nicola, qui y est resté enfermé pendant 35 ans. Nicola raconte et se raconte de l’extérieur. (...) Celestini réussit à décrire la vie monotone et aliénante des « enfermés » avec une légèreté stratégique qui n’ôte rien à l’horreur, bien au contraire. Son récit n’embellit guère la réalité. L’absence de pathos, remplacée par une ironie qui se nourrit des quiproquos de son personnage principal, désarme le lecteur, qui se laisse guider docilement dans l’abîme de l’« asile électrique ». Dans l’édition française, le plaisir de la lecture reste intact grâce à l’excellente traduction d’Olivier Favier. Un livre à lire absolument. » Stefano Palombari, L’Italie à Paris
« Un texte parfaitement décapant, qui aborde l’enfermement mais aussi Dieu, les femmes nues, les golden sixties et les supermarchés ! » Laurent Ancion, Le Soir
« Il y a bien des années, Pasolini annonça qu’une mutation anthropologique allait s’abattre sur le pays. Celestini nous raconte comment elle est arrivée. » Curzio Maltese, La Repubblica
« Début
Je suis mort cette année.
Tout le monde voulait mourir cette année.
Quand on a vécu jusqu'à aujourd'hui, on a vu tout ce qu'on pouvait voir.
On a vu les chiens dans l'espace, les hommes sur la Lune et un robot à roulettes sur Mars. On a vu exploser New York, Londres et Madrid et pas seulement Kaboul et Bagdad. On a vu l'oeuf Kinder transformer chaque jour de l'année en des Pâques infinies. On a vu le lait en poudre, le vin en tetrapak et les fraises au vinaigre.
Tout le monde voulait mourir cette année parce qu'à partir de l'année prochaine, on ne verra plus rien de nouveau. Le monde se répétera comme la rediffusion d'une émission déjà passée sur les ondes. Le futur sera un résumé des épisodes précédents. À partir de demain, même l'extermination sera un spectacle ennuyeux. »(Page 7)
Né à Rome en 1972, Ascanio Celestini s'est imposé, avec notamment Radio clandestine et La Fabbrica, comme une figure majeure du théâtre de narration. Dans La Brebis galeuse, publiée en Italie en 2006, il s'attaque, dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, à un monde où tout se consomme. Sauf la peur. (Source Eds du Sonneur)
| ÉTAT (LIVRE OCCASION) | Comme neuf, Pas de pli de lecture au dos |
| Date parution | 2010 |
| Dimensions | 12x19x1cm, Grand format souple broché |
| EAN | 978-2916136257 |
| Editeur | Editions du Sonneur |
| ISBN | 2916136258 |
| Nb pages | 121 |
| Titre original / Titre secondaire / Sous-titre | La pecora nera |
| Traduction | Olivier Favier, Traduit de l'italien par |
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La Brebis galeuse ( Ascanio CELESTINI ) - Grand Format
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