Descriptif
Résumé
« Je dédie ce livre aux enfants du pays de France pour leur faire connaître les enfants d'Alsace. »
Paul Kauffmann, Viroflay 1918.
Dans son précieux et superbe ouvrage illustré « Nos petits alsaciens chez eux », paru à Paris en 1918, l'artiste Paul Kauffmann (1849-1940) décrivait les traditions ancestrales existant dans les villages d'Alsace, comme par exemple :
• La tradition des « Sérénades de la Sainte-Cécile » :
« Le 22 novembre sera la fête de Sainte-Cécile, patronne de la musique. Dans ce pays de bons chanteurs qu'est l'Alsace, les jeunes filles tiennent à faire honneur à la douce et noble sainte. Dès la veille, elles se rassembleront, petites et grandes, et se tenant par la main, iront devant les maisons, régaler les notables de leurs plus beaux chœurs, de leurs complaintes les plus aimées dans le pays. Elles ont étudié avec amour, elles savent mettre dans leurs chants beaucoup de sentiment ; leurs voix sont fraiches et pures. Il est impossible de les entendre sans être ému. La voix plus grave des jeunes garçons les accompagne quelquefois, et ces petits chanteurs éclairent le cortège avec des lanternes vénitiennes accrochées au bout d'un bâton. Qui oserait leur refuser une pièce de menue monnaie ? C'est pour un pauvre, pour un malade, pour une jeune maman qui n'a pas de quoi vêtir son nourrisson, pour un orphelin... On donne et c'est celui qui donne qui remercie, car on vient de l'associer à une bonne action et il y a pris plaisir. »
• Le « Charivari de Sainte-Catherine » :
« Le 25 [novembre], c'est la Sainte-Catherine qui fait rire celles qui n'ont pas vingt-cinq ans, mais qui fait pleurer celles qui viennent de franchir le cap redouté. La jeunesse pèche rarement par excès de générosité : à la nuit tombante, les garçons se munissent d'instruments bruyants et discordants, arrosoirs au rebut, vieilles casseroles trouées, tambours et trompettes enrouées ; et ils iront « sous les balcons » des jeunes « vieilles filles » donner une sérénade qui tirera peut-être des larmes à leur victime, mais qui peut encore, si elle a bon caractère et l'espoir de trouver un mari, provoquer simplement son rire. Aux accents charivaresques de leur « musisque » se joindra le bruit de pots cassés, d'assiettes brisées, etc. Criant, soufflant, tapant, dansant, ils promènent une poupée emmanchée au bout d'une longue perche à laquelle ils donnent successivement les noms de toutes celles qu'ils ont entrepris de railler. Ce même charivari sera exécuté sous les fenêtres de tout vieux qui aura eu l'audace d'épouser une jeune fille, ou de la vieille qui aura pris un jeune mari. Mais avec ces donneurs d'aubades grotesques il est des accomodements : une amende proportionnée à la fortune des mariés leur assurera le silence. Cette amende, si elle y suffit, servira à payer un plantureux repas où l'on boira à la santé et à la prospérité du nouveau couple. »
Ils en parlent
« Il y a Hansi, et il y a lui. Paul Kauffmann, moins connu que l’illustrateur phare de l’Alsace patriotique, a néanmoins marqué son époque. Né le 8 juillet 1849 à Belfort, alors chef-lieu d’arrondissement du Haut-Rhin, il a laissé une description très réaliste de sa région, de ses habitants et de leurs coutumes, à mi-chemin entre les XIXe et XXe siècles. À l’opposé de la caricature souriante développée par son rival. » François Zimmer, L'Est Républicain
L'auteur
Né à Belfort le 8 juillet 1849 et élevé à Colmar, Paul Adolphe Kauffmann, dit aussi Peka, quitte l’Alsace pour la capitale à la fin des années 1860 pour entamer une carrière d’illustrateur de presse. Durant la guerre de 1870-1871, il sert dans le corps des Francs-tireurs de Paris. Il vit près de soixante-dix ans en région parisienne, tout en restant profondément attaché à sa province natale. Durant toutes ces années, son amour sans borne de l’Alsace lui inspira l’essentiel de son œuvre.
Autodidacte, Kauffmann travailla pour de grands journaux de la presse illustrée française et anglaise, réalisa les illustrations de plus de quatre cent cartes postales et de très nombreux romans, fut enfin lui-même écrivain, et n’hésita pas à se lancer tardivement dans la photographie pour illustrer certains de ses propres ouvrages. Il signait « P. Kauffmann » ou « P.K. ». Il est mort le 20 février 1940 à Grimault, Yonne.
Les avis sur le produit Nos petits alsaciens chez eux ( Paul KAUFFMANN ) - Relié
Fiche technique
| ÉTAT (LIVRE OCCASION) | Comme neuf |
| Date de parution | 2004 |
| Dimensions | 20x24x1.5cm, Grand format cartonné relié |
| EAN | 978-2913468221 |
| Editeur | Jean-Pierre Gyss |
| ISBN | 2913468225 |
| Illustrations | Couleurs, Paul Kauffmann |
| Nb pages/planches | 79 |
Produits associés
|
Nos petits alsaciens chez eux ( Paul KAUFFMANN ) - Relié
|
Ajouter au panier |







