« Je m'installe à l'affût, sur la rive verdoyante du Nil. La nuit est humide. La lune folâtre dans l'eau et le miroitement de ses rayons scintille de mille feux. Mon âme musarde dans les recoins chargés des senteurs de jasmin et des parfums de l'amour du quartier d'Abbassia. La question, qui taraude de temps à autre ma conscience, s'impose encore une fois à mon esprit. Pour quelle raison n'apparaît-elle donc pas dans mes rêves ?
« Mahfouz prétendait que la source de son inspiration était ses rêves. Ce qui lui a permis, lui, le maître du réalisme arabe, de vagabonder dans l’univers de l’inconscient, de planer dans le fantastique ou de s’accrocher à la voix de la sagesse. Cette écriture simple, condensée et qui ne dépasse pas « la paume de la main », selon l’expression de Mahfouz, surprend par sa modernité. Lors de la publication des rêves, les critiques n’ont pas su les classer sous un genre établi. Les quelques lignes que forme chaque rêve se situent entre la très courte nouvelle littéraire, le conte et la parabole. On dirait presque des maximes dans un univers fait d’illusions. » — Dina Kabil, AharamInfo
Né le 11 décembre 1911 dans le quartier populaire de Gamaliya au Caire, Naguib Mahfouz a vu le jour dans une Égypte encore sous protectorat britannique, un détail qui n'est pas sans importance pour comprendre son œuvre.
| Editeur | Editions du Rocher |
|---|---|
| Format | 12 x 18 x 1 cm, broché |
| Pages | 1940 |
| EAN | 9782268043647 |
| ISBN | 2268043649 |
« Je m'installe à l'affût, sur la rive verdoyante du Nil. La nuit est humide. La lune folâtre dans l'eau et le miroitement de ses rayons scintille de mille feux. Mon âme musarde dans les recoins chargés des senteurs de jasmin et des parfums de l'amour du quartier d'Abbassia. La question, qui taraude de temps à autre ma conscience, s'impose encore une fois à mon esprit. Pour quelle raison n'apparaît-elle donc pas dans mes rêves ?
Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait au moins une fois, une seule, depuis qu'elle s'en est allée ? Je veux m'assurer, oui, qu'elle a bien existé, qu'elle a bien été une vérité de ma vie, et non une illusion d'adolescence... »
Publiés en 2001 dans la revue égyptienne Nisf al-dunyâ, Rêves de convalescence inaugure une forme littéraire tout à fait originale dans l'œuvre de Naguib Mahfouz. En cinquante-cinq rêves, relevant à la fois du conte et de la parabole, tantôt graves et tantôt burlesques, l'écrivain transfigure son quotidien et celui de la société égyptienne actuelle pour en restituer toute la beauté et l'étrangeté.
Né le 11 décembre 1911 dans le quartier populaire de Gamaliya au Caire, Naguib Mahfouz a vu le jour dans une Égypte encore sous protectorat britannique, un détail qui n'est pas sans importance pour comprendre son œuvre.
Petit dernier d'une famille de sept enfants, il grandit dans les ruelles animées de la vieille ville, un labyrinthe urbain qui deviendra plus tard la toile de fond de ses romans les plus célèbres. Son père, fonctionnaire modeste, lui transmet le goût de la rigueur tandis que sa mère, femme au foyer attentionnée, nourrit son imaginaire d'histoires et de tendresse.
Brillant élève, Mahfouz intègre l'Université du Caire où il décroche en 1934 un diplôme de philosophie – une discipline qui imprégnera toute son œuvre littéraire. Durant près de 35 ans, notre homme mène une double vie : fonctionnaire le jour (notamment au ministère de la Culture), écrivain la nuit. Ce n'est qu'à sa retraite administrative, en 1971, qu'il peut enfin se consacrer pleinement à l'écriture, sa véritable vocation.
Son premier roman, "Abath Al-Aqdar" (Les Jeux du destin), publié en 1939, s'inspire de l'Égypte pharaonique – une période qu'il délaissera ensuite pour se concentrer sur l'Égypte contemporaine.
La vraie reconnaissance vient avec "La Trilogie du Caire" (1956-1957), fresque familiale monumentale qui chronique la société égyptienne à travers trois générations. "Impasse des Deux-Palais", "Le Palais du désir" et "Le Jardin du passé" forment ce chef-d'œuvre qui capture comme nul autre l'âme du Caire et les transformations de la société égyptienne.
En 1959, son roman "Les Enfants de notre quartier", allégorie religieuse audacieuse, lui vaut les foudres des autorités religieuses et reste interdit en Égypte pendant des décennies.
Mahfouz a cette capacité rare de créer des personnages ordinaires qui deviennent extraordinaires sous sa plume, transformant les cafés populaires et les ruelles étroites en théâtres de la condition humaine.
À 77 ans, en 1988, ce travailleur infatigable devient le premier écrivain de langue arabe à recevoir le Prix Nobel de littérature, une consécration qui fait la fierté de tout le monde arabe.
La gloire a son revers : en 1994, alors âgé de 82 ans, il est poignardé au cou par un extrémiste religieux devant son domicile, attaque qui le laisse avec une paralysie partielle du bras droit.
Tenace, il continue d'écrire malgré ses blessures, dictant ses nouvelles à des assistants, fidèle à son rituel d'écriture quotidienne. Grand amateur des cafés cairotes, Mahfouz y passe des heures à observer, écouter, discuter – une façon pour lui de prendre le pouls de sa ville et de son peuple. Son œuvre, composée de plus de 50 romans et recueils de nouvelles, constitue une chronique sociale inégalée de l'Égypte du XXe siècle.
Parmi ses autres chefs-d'œuvre, citons "Passage des miracles" (1947), "Miramar" (1967) et "Le Voleur et les chiens" (1961) qui explorent les thèmes de la corruption, de l'aliénation et de la quête de justice.
Modeste jusqu'au bout, Mahfouz continuait à vivre simplement malgré sa renommée internationale, fidèle à ses habitudes et à son quartier. Père de deux filles, il était connu pour sa discrétion concernant sa vie privée, préférant laisser parler ses personnages plutôt que lui-même. Curieusement, plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma égyptien, faisant de lui un pilier de la culture populaire au-delà des cercles littéraires.
Infatigable et lucide jusqu'à la fin, Naguib Mahfouz s'éteint le 30 août 2006 au Caire, à l'âge vénérable de 94 ans, laissant derrière lui un héritage littéraire colossal.Aujourd'hui encore, ses lecteurs du monde entier se perdent avec délice dans ses ruelles littéraires, découvrant à chaque détour une nouvelle facette de la condition humaine.
Son legs ? Avoir transformé les pulsations d'une ville millénaire en une symphonie universelle qui continue de résonner bien au-delà des rives du Nil.
| ÉTAT (LIVRE OCCASION) | Comme neuf, Pas de pli de lecture au dos |
| Auteur(e) | MAHFOUZ, Naguib |
| Date parution | 2003 |
| Dimensions | Broché, Format poche |
| EAN | 9782268043647 |
| Editeur | Éditions du Rocher |
| Genre/Thème(s) | Littérature arabe, Nouvelles |
| ISBN | 2268043649 |
| Nb pages | 140 |
| Titre original / Titre secondaire / Sous-titre | Ahlâmou fatrat al-naqâha |
| Traduction | Ahmed Youssef, Rudolf El-Kareh, Traduit de l'arabe (Egypte) par |
9782742723881
4,88 € 6,50 €
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Rêves de convalescence ( Naguib MAHFOUZ ) - Format poche
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