Rachid Mimouni assiste, impuissant, à l’ascension de l’intégrisme en Algérie et à l’élimination de l’intelligentsia. Mais c’est la mort de son ami de longue date, Tahar Djaout, qui l’anéantit. En hommage, il lui dédie La Malédiction avec ces mots cinglants : « À la mémoire de mon ami, l'écrivain Tahar Djaout, assassiné par un marchand de bonbons sur l'ordre d'un ancien tôlier ».
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J
uin 1991 à Alger : les intégristes viennent de lancer une grève insurrectionnelle dans le but affiché de prendre le pouvoir, et ont ordonné à leurs troupes d'occuper les places publiques de la capitale. Afin de soigner leurs nervis blessés au cours des affrontements, ils prennent le contrôle du plus grand hôpital d'Alger et y instaurent un ordre qui préfigure celui qu'ils veulent imposer au pays entier.
Là exerce Kader, un jeune obstétricien qui va jouer sa vie dans cette tourmente. Là se retrouvent Saïd, l'intellectuel désabusé ; Palsec, figure gouailleuse et pathétique de Gavroche algérois ; Louisa et l'espoir, pour Kader, d'un bonheur nouveau, et Si Morice, l'étrange vieillard qui égrène les souvenirs du temps du maquis et de la lutte pour l'indépendance. Ainsi s'imbriquent, dans ce récit où l'hôpital – lieu de naissance et de mort est la métaphore d'une nation déchirée entre avenir et passé, les pièces d'une malédiction qui s'acharne, depuis un demi-siècle, à susciter la discorde et les luttes fratricides.
Un roman, on ne le sait que trop, d'une dramatique actualité.
Rachid Mimouni, né en 1945 à Boudouaou et disparu en 1995 à Paris, était un écrivain algérien dont l’œuvre s’ancre dans l’histoire tourmentée de son pays. Issu d’un milieu paysan modeste, il s’oriente vers les sciences commerciales, étudie à Alger et Montréal avant d’enseigner à l’École supérieure du commerce.
Homme engagé, il occupe plusieurs postes clés, notamment au Conseil national de la culture et à Amnesty International. Mais c’est dans la littérature qu’il trouve sa véritable voix. Le printemps n’en sera que plus beau, son premier roman, met en scène deux jeunes Algériens broyés par la guerre.
À travers ses romans, Mimouni dresse un portrait sans concession de l’Algérie : bureaucratie sclérosée, intégrisme, dictature, oppression. Il y peint une société en souffrance et une jeunesse prisonnière d’un avenir incertain.
La censure en Algérie a freiné la diffusion de ses romans, largement publiés en France, où il est paradoxalement plus connu que dans son propre pays.
| ÉTAT (LIVRE OCCASION) | Avec sa jaquette papier amovible, Pas de pli de lecture au dos, Très bon état |
| Collection | Crème |
| Date parution | 1993 |
| Dimensions | 14x22x1.5cm, Grand format souple broché, avec jaquette papier |
| EAN | 9782234025936 |
| Editeur | STOCK |
| ISBN | 2234025931 |
| Info édition | Avant-dernière publication de Mimouni qui mourra deux ans plus tard en 1995 |
| Nb pages | 285 |
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La malédiction ( Rachid MIMOUNI ) - Grand Format
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