Descriptif
Résumé
La cohabitation intelligente du texte et de l'image...
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« Peu de livres ont une aussi grande puissance de vision que Voyage au bout de la nuit. Vision intense : celle de la révélation de la misère, de la guerre, de la maladie sans fin, de la mort. La phrase se concentre, repère tout, ne pardonne rien. Vision itinérante et prodigieusement variée ensuite : on part de la place Clichy, on se retrouve dans divers massacres à cheval, puis dans une Afrique écrasante, puis noyé à New York, à Détroit, puis de nouveau dans la banlieue de Paris (la banlieue de Céline, cercle minutieux de l'enfer !), puis dans les environs de Toulouse, et enfin dans un asile psychiatrique pas comme les autres. La mort au départ et à l'arrivée. La symphonie agitée de la nuit infinie pour rien.
Le héros métaphysique de Céline est ce petit homme toujours en route, entre Chaplin et Kafka mais plus coriace qu'eux, vous le redécouvrez ici, perplexe, rusé, perdu, ahuri, agressé de partout, bien réveillé quand même, vérifiant sans cesse l'absurdité, la bêtise, la méchanceté universelles dans un monde de cauchemar terrible et drôle. Céline lui-même a comparé son style aux bandes dessinées, aux « comics ». C'était pour dire qu'il allait toujours au vif du sujet, au nerf de la moindre aventure. Ce Tardi-Céline l'aurait ravi.
L'œil traverse le récit comme une plume hallucinée, on voit le déplacement sans espoir mais plus fort, dans son rythme de mots et d'images, que tout désespoir. Il faut relire Céline en le voyant. Tardi lui rouvre l'espace. Le grouillement et la simplicité des épisodes et du jugement qu'il porte se redéploient.
Céline a dit la vérité du siècle : ce qui est là est là, irréfutable, débile, monstrueux, rarement dansant ou vivable.
Le Voyage recommence. Les éclairs dans la nuit aussi. »
Philippe Sollers.
On en parle
« De temps en temps, l'image rejoint l'écrit. Illustrer de grands textes classiques, c'est inutile s'il n'y a pas une intention, ou si le texte ne s'y prête pas. Si, par contre, le texte nourrit l'image, et l'image nourrit le texte, cela peut donner un résultat formidable. Je citerais par exemple La guerre des mondes de Wells, illustré par Edgar P. Jacobs, une réussite totale, le dessin accentuant l'aspect crépusculaire, angoissant du texte.
C'est un peu la même chose ici : le dessin de Tardi, ce noir et blanc qu'on dirait dessiné au charbon, convient parfaitement à l'atmosphère du Voyage, il la sublime, même.
Tardi, illustrateur passionné des romans de Céline (il a réalisé toutes les couvertures de ses œuvres en format poche pour la collection Folio), est ici à son sommet. Dans cet ouvrage magnifique (380 pages grand format, couverture cartonnée épais, lourd papier crème), la place donnée à l'illustration est presque aussi importante que celle donnée à l'écrit.
Avec une moyenne de quatre grandes illustrations par double page - certaines d'entre-elles sont en pleine page, voire en double page - c'est presque de la Bande dessinée. Quant au roman de Céline, rien ne sert de développer, c'est tout simplement un Voyage au bout de la nuit... C'est à lire et à offrir. » letournepage.com
Les auteurs
• Né en 1894 à Courbevoie, près de Paris, Louis-Ferdinand Céline (pseudonyme de L-F Destouches) prépare seul son baccalauréat tout en travaillant. Engagé en 1912, il est gravement blessé en novembre 1914. Invalide à 75 % et réformé, il devient agent commercial et part au Cameroun (1916), puis à Londres (1917). Après la Victoire, il fait des études de médecine, puis accomplit des missions en Afrique et aux Etats-Unis pour le compte de la Société des Nations.
De retour en France, il exerce la médecine dans la banlieue parisienne et publie en 1932 son premier ouvrage Voyage au bout de la nuit, suivi, en 1936, de Mort à crédit. De 1944 à 1951, Céline, exilé, vit en Allemagne et au Danemark. Revenu en France, il s'installe à Meudon où il poursuit son oeuvre (D'un château l'autre, Nord, Rigodon) et continue à soigner essentiellement les pauvres. Il meurt en 1961.
• Né en 1946, Tardi étudie aux Beaux-arts de Lyon puis aux Arts décoratifs de Paris. En 1976, il lance la série Adèle Blanc-Sec chez Casterman, puis en 1982 Brouillard au pont de Tolbiac, sa première adaptation d'une enquête de Nestor Burma. Obnubilé par la boucherie de 14-18, il est notamment l'auteur de C'était la guerre des tranchées, Putain de guerre ! et Le Dernier Assaut. Plus récemment, il publie les deux premiers opus de Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB.
Les avis sur le produit Voyage au bout de la nuit ( Louis-Ferdinand CÉLINE, TARDI ) - Album
Fiche technique
| ÉTAT (LIVRE OCCASION) | Pas de pli de lecture au dos, Très bon état |
| Auteur(e) | CÉLINE, Louis-Ferdinand |
| Date parution | 1998 |
| Dimensions | 22x30x3cm, Grand format souple relié |
| EAN | 978-2737626159 |
| Editeur | Futuropolis/Gallimard |
| ISBN | 2737626153 |
| Illustrations | Noir et blanc, Tardi |
| Nb pages | 380 |
| Texte | Louis-Ferdinand Céline |
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