« UNE RÉUSSITE ! »
Des cent quatre-vingt-dix pages du petit volume, une cinquantaine sont consacrées à donner des références, à établir une chronologie extrêmement précise des épisodes de la vie de Claudel, avec, en regard pour chaque année, les œuvres écrites, les œuvres publiées et le contexte historique ; suivent une excellente bibliographie par ordre alphabétique et une liste classée des principales contributions à la critique claudélienne. Dans le texte même de l'essai, il n'est guère de propositions de l'exégète qui ne s'appuient à une ou plusieurs références. On en arrive à regretter que M. Lesort ait été contraint par les limites de la collection : plus au large, il aurait sans doute éclairci par plus de citations (encore qu'il en ait d'excellentes) et par quelques développements utiles le tissu serré des pages qui donnent parfois l'impression d'un condensé ou d'un sommaire ; quant à se reporter aux innombrables textes indiqués en notes, comment le lecteur moyennement armé le pourrait-il ? Mais ce grief ne concerne que l'inconvénient d'un type d'ouvrage qui présente d'ailleurs des avantages manifestés par la faveur du public.
En tout cas, il n'est guère possible de dire en cent trente-six pages plus de choses, et qui aillent plus loin dans l'interprétation d'une grande œuvre, que ne l'a fait M. P.-A. Lesort dans ce remarquable Claudel. »
Pierre-Henri SIMON,
lemonde.fr
À PROPOS DE L'AUTEUR
Sa littérature, marquée par la quête d'une vérité des êtres, lui vaudra de nombreuses récompenses comme le prix Max Barthou de l'Académie française en 1947 pour Les Reins et les Cœurs, le prix Alfred Née en 1954 pour Le vent souffle où il veut, la Plume d'or du Figaro littéraire en 1965 pour la Vie de Guillaume Périer, ainsi que le grand prix catholique de littérature. Chevalier de la Légion d'honneur et chevalier des Arts et des Lettres, Paul-André Lesort est mort le 5 mars 1997 à Le Chesnay. (Source Wikipedia)






















