Écrit en 1930 après un séjour de cinq ans à Paris, ce « roman français » d’inspiration autobiographique est un texte important dans l’œuvre de l’immense écrivain hongrois Sándor Márai.
1926. Après un an d'études à Berlin, un jeune docteur en philosophie de Budapest arrive à Paris pour quelques mois. Étranger à ce pays qui le fascine et le rejette à la fois, il évolue parmi d'autres étrangers. Comme lui, tous survivent tant bien que mal dans le Paris de la fin des années folles, des cafés de Montparnasse aux hôtels miteux du quartier latin. Philosophe déraciné, exilé volontaire, promeneur inquiet... l'identité floue du personnage évolue au gré d'une errance qui se prolonge dans une Bretagne idyllique où l'entraîne une femme rencontrée par hasard.
Récit initiatique, fabuleuse peinture de Paris, ce livre est une troublante réflexion sur l’exil, autant réel qu’intérieur, qui a nourri la vie et l’œuvre de Sándor Márai.
« Comme Zweig, Sandor Marai décrit avec une élégance rare le crépuscule pathétique d'une civilisation qui va être noyée sous les cendres du nazisme et du communisme » La Vie
« Etranger à une langue, étranger à une terre, étranger aux autres et à lui-même, le héros sans nom et sans ancrage de Márai aura beau rêver d'être un "citoyen du monde", il restera victime des préjugés de son époque. Victime, aussi, de ses propres illusions, sous le regard de plus en plus sombre de Márai, qui signe une version magyare du Spleen de Paris. » André Clavel, L'Express
« Éducation sentimentale, saisie de l’air du temps, en même temps que critique frontale de la xénophobie à la française, Les étrangers dépeint avec un réalisme parfois franchement déprimant le quotidien solitaire d’un jeune immigré hongrois plus souvent maltraité qu’à son tour pour ses origines étrangères. Sándor Márai déroule cette fresque avec toute la finesse psychologique dont il est capable et au cœur des longues descriptions de ces souvenirs parisiens à peine masqués, de temps en temps, l’état des lieux psychologiques du personnage principal surgit avec une violence des sentiments et une beauté de métaphores pour les exprimer tout à fait éblouissants. Une richesse historique et littérature à recommander aux amateurs de roman Mittel-européen. » Yaël Hirsch, TouteLaCulture.com
Né en 1900 à Kassa, en Hongrie, Sándor Márai fait ses études à Leipzig, puis vit à Francfort, Berlin et Paris, avant de rentrer dans son pays où il devient, dans les années trente, un auteur adulé. Il tombe dans l'oubli après 1948, date de son exil en Europe puis en Californie, où il se suicide, à San Diego, en 1989.
Son oeuvre a été redécouverte dans les années 1990. Outre de nombreux romans, les Editions Albin Michel ont publié deux volumes de mémoires de Sándor Márai : Confessions d'un bourgeois en 1993 et Mémoires de Hongrie en 2004. La nuit du bûcher a été écrit en 1974 à Salerne, en Italie, où l'écrivain s'était établi entre les années 1968 et 1980.
| ÉTAT (LIVRE OCCASION) | Avec sa jaquette papier amovible, Comme neuf, Pas de pli de lecture au dos |
| Collection | Les Grandes Traductions |
| Date parution | 2012 |
| Dimensions | 14x21x3cm, Grand format souple broché |
| EAN | 978-2226244291 |
| Editeur | Albin Michel |
| ISBN | 2226244298 |
| Nb pages | 445 |
| Titre original / Titre secondaire / Sous-titre | Idegen emberek |
| Traduction | Catherine Fay, Traduit du Hongrois |
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Les étrangers ( Sándor MARAI ) - Grand Format
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